La laguna Brava

Réveil à 7h. Petit-déjeuner à l’hôtel avec chocolat chaud et biscottes grillées.

Nous avons réservé avec l’agence Runacay pour visiter la laguna Brava. Ils viennent nous chercher à 8h15. Notre guide sera Enrique dit Pelusa (Chevelu, il a effectivement beaucoup de cheveux). Nous passons chercher un couple argentin de 60 ans à leur hôtel.

Nous partons en 4×4 en direction du Parc National San Guillermo situé à 180 km au nord de Villa Union, formant l’une des 10 plus grandes réserves de la biosphère du monde. Il fait froid (8°) et mauvais.

Nous suivons la route 76 qui longe le rio Bermejo.

Nous traversons la pré-cordillère par la Quebrada de la Troya, où nous longeons le lit de la rivière Troya.P1180679 Il s’agit en fait toujours du rio Bermejo mais il change de nom, car il forme des virages serrés en fer à cheval pour franchir la pré-cordillère.P1180694 Le mot Troya en argentin est un jeu de boules avec une cible circulaire au sol. Les lacets du fleuve ressemblent, dit-on, à la cible du jeu de boule

Les roches de la Quebrada se présentent en strates de sédiments datant d’environ 250 millions d’années (ce sont parmi les plus vieilles roches de la planète). On y trouve des empreintes de dinosaures et de mammifères primitifs parfaitement fossilisées dans la roche.P1180685 Malheureusement, les empreintes fossiles les plus accessibles ont été presque entièrement découpées à la disqueuse et volées par un professeur de géologie de la Rioja il y a une dizaine d’années. Dommage !

Nous continuons à travers des paysages aux couleurs inimaginables, où l’on peut voir toutes les nuances de l’arc en ciel données à la roche par les minerais qu’elle contient (rouge pour le fer, vert pour le cuivre, jaune pour le souffre, blanc pour le sel …).P1180753P1180755

P1180779P1180814Nous passons les 3000 mètres d’altitude et le soleil apparaît enfin. Un beau temps s’annonce pour la suite de la journée.DSC02077

Sur notre route, nous croisons des guanacos, sorte de lama à la tête noire, que l’on peut voir jusqu’à 3600 mètres, puis des vigognes à partir de 3600 mètres. Ces dernières sont plus minces, plus petite, et la face est de couleur claire.P1180746

P1180784Nous atteignons un point de vue à 4400 mètres d’altitude par une piste courte mais vertigineuse, où nous pouvons apercevoir pour la 1ère fois la laguna brava. Il y a énormément de vent et il fait vraiment très froid.P1180836DSC02086

La laguna brava, la lagune courageuse, tient son nom du courage qu’il fallait aux marchands de bovins au 19e s. pour atteindre cette lagune et franchir à pied la cordillère afin de revendre les bêtes au Chili.

Nous continuons notre route jusqu’à nous retrouver au pied de la laguna brava. L’eau est vraiment très claire. Une partie a gelé dans la nuit, c’est la zone que l’on appelle le delta. La laguna se situe à 4250 mètres. En arrière-plan, nous pouvons voir la Cordillère des Andes, dominée par les plus hauts volcans du monde dont le Pissis (6882m), le Veladero (6524m), le Bonete Chico (6769m), etc…. Il y a un peu de neige sur les sommets. L’endroit est magnifique !! DSC02091P1180885P1180867

Nous longeons la laguna jusqu’à de surprenants petits refuges de montagne construits durant les années de 1860 à 1875, lors de la traversée des Andes par le Général San Martin et ses troupes.P1180905 Au pied, il y a la tombe du destapado,  « le découvert », surnom donné à une dépouille retrouvée dans les environs, car sa tombe ne recouvre plus entièrement son squelette.P1180902

Puis nous revenons vers la laguna où se trouvent des flamants-roses et des vigognes. Il faut marcher un peu pour rejoindre le bord de la lagune. Le retour en montée à plus de 4000m nous essouffle rapidement.P1180914P1180934P1180931P1180943

Nous déjeunons vers 15h dans un endroit un peu abrité du vent, près d’un des refuges de pierre. Au menu : sandwich au jambon fromage, banane en dessert. P1190004La pause est assez courte. Nous reprenons vite la route.

Sur le chemin du retour,  nous visitons le site des « Etoiles Diaguites » à Vinchina. Ce site préhispanique serait peut-être un calendrier saisonnier (pour les récoltes, pluies, sécheresse) ou encore un endroit pour des cérémonies chamaniques, il n’y a pas d’explication formelle.P1190034

Retour à Villa Union.

A 20h15, nous sortons diner au resto Las Palmeras. Nous prenons du chivito (chevreau) grillé avec de la purée. Le cadre du resto est sympa, les tables sont à même la terre battue.P1190040

En dessert, Sylvain prend de la cayote con queso y nuez (confiture de courge sur du fromage frais, parsemée de noix), une spécialité du nord-ouest, très très sucrée.

Retour à l’hôtel. Dodo.

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