Puerto Madryn : la péninsule Valdes

Départ à 8h30. La guide vient nous chercher à la réception de l’hôtel. Nous grimpons dans la camionnette Mercedez. Nous sommes accueillis par une autre personne assise à l’arrière qui nous demande si nous parlons anglais ou espagnol. Nous ne saisissons pas vraiment de qu’il s’agit, un autre guide peut-être. Bizarre. Nous récupérons d’autres touristes et prenons la route pour la péninsule.

La guide se présente et explique notre itinéraire du jour, en espagnol. Elle ne parle pas un mot d’anglais. L’autre personne est en fait là pour traduire en anglais. Au micro, il traduit de façon très approximative. L’accent est bon mais le vocabulaire manque. L’attraction majeure de cette réserve de la biosphère est la présence d’une importante population de baleines franches australes qui viennent se reproduire dans les 2 golfs de part et d’autre de l’isthme de la péninsule. Le traducteur est incapable de traduire en anglais le nom de la baleine et improvise un nom en spanglish, la « Franch Whale » au lieu de « Southern Right Whale » (Ballena Franca en espagnol). Ça s’annonce mal.

Nous traversons la ville, puis la zone industrielle. La guide raconte l’histoire de la ville, fondée par des immigrants gallois, son développement, et les activités économiques. La traduction qui suit est folklorique, incapable de restituer les dates. Tout le tour sera ainsi, et je m’efforce d’écouter la version en espagnol, que la guide raconte de manière exclusive au traducteur, sans micro, tout à l’avant du bus.

En chemin, le chauffeur, qui lui semble compétent, s’arrête à plusieurs reprises pour nous faire découvrir la faune continental : un aguilucho et ses petits (rapaces) dans leur nid sur un poteau électrique, des maras (rongeurs), des choiques (petite autruche) et des guanacos au bord de la route.P1320405P1320405P1320405P1320419P1320442P1320452P1320470Les guanacos mâles, lorsqu’ils se battent, se coursent pour arracher les testicules de leur adversaire avec les dents, nous raconte-t-on. Quant aux mâles Choiques, chacun prépare son nid dans lequel viendront pondre jusqu’à 3 femelles. Les mâles s’occupent seuls des nombreux petits. Lorsque deux mâles s’affrontent, le vainqueur récupère les petits du vaincu. Ainsi, les dominants se promènent à travers la pampa avec plusieurs dizaines de petits.

Sylvain en profite en chemin pour gouter la boisson nationale, le maté, infusion d’une herbe, l’yerba mate. P1320437Nous arrivons au premier site de cette journée, Punta Cantor, qui abrite une colonie d’éléphants de mer.P1320478P1320488 Mauvaise nouvelle, la période de reproduction est terminée et les mâles sont repartis en mer. Nous ne verrons que des femelles et des petits, venu sur cette plage pour muer de pelage.P1320486P1320494P1320499 Ce sont les plus grands représentants de la famille des phoques. Pouvant plonger jusqu’à 1000m de profondeur pour se nourrir, ils possèdent des yeux immenses qui leur permettent d’y voir dans l’obscurité des profondeurs. Les mâles dominants sont bien plus gros, avec leur excroissance nasale ressemblant à une trompe, et pèsent jusqu’à 6t. Ils dominent un harem d’une centaine de femelles et passent leurs journées à s’accoupler en période de reproduction. Dès qu’ils ont le dos tourné, de jeunes mâles tentent de s’accoupler avec des femelles du harem.
Notre arrêt dure à peine 10min.

Nous repartons vers le nord, longeant la Caleta Valdes, une longue bande de terre pointant vers le sud qui borde la péninsule pour former une crique ou se réfugie de nombreux animaux.

Nous nous arrêtons pour découvrir une petite colonie de manchots de Magellan. Ils sont une vingtaine de couples à peine.P1320515P1320518P1320521P1320530P1320534P1320547P1320555

Nous continuons jusqu’à Punta Norte, pour y découvrir une autre colonie d’éléphants de mer.P1320577P1320578P1320587P1320597P1320599P1320617

Nous revenons à Puerto Pyramides car nous avons l’excursion en bateau dans le golf Nuevo programmée à 14h. P1320625Nous mangeons notre pic-nic dans le minibus sur le chemin.

Sur place, il y a beaucoup de monde et les rotations des bateaux s’enchainent. Les marées ont ici une amplitude très importante, jusqu’à 6m. Il n’y a pas de ponton pour accéder aux bateaux. Les bateaux sont remorqués sur la plage par des tracteurs afin que les touristes y montent, puis le tracteur parcourt la plage pour déposer le bateau dans l’eau.

Lorsque nous découvrons notre bateau, nous avons le sentiment de ne pas avoir choisi le bonne compagnie. Le bateau accueille 60 personnes entassées dans de mauvaises conditions. Nous sommes assis sur des bancs dans le sens de la longueur : sur le côté, dos à la mer, et au milieu, deux bancs dos à dos.P1320629 Les rebords du bateau sont trop hauts pour y voir quoi que ce soit. L’équipage met en place la « technique du gradin » pour que chacun puisse apercevoir un bout de baleine : si la baleine est à gauche, le premier rang à gauche reste à genoux sur le banc, les deuxième et troisième assis sur le dossier, et l’opposé debout sur le banc. Ça c’est la théorie. Pour la pratique, ce sera chacun pour soi, tout le monde debout, à se battre pour faire LA photo.

Nous sommes assis sur le côté droit, pas trop mal lotis. Le tracteur nous met à l’eau. Après 20 à 30 min de navigation, nous rejoignons les baleines. Nous apercevons une première femelle et son bébé, qui s’approchent et se laissent observer. P1320641 P1320648Une autre se laisse flotter à la surface. P1320652P1320667Nous apercevons parfois la queue à la surface, et leur souffle en V caractéristique. P1320668P1320674Le capitaine alterne les observations à droite et à gauche. Une autre mère et son petit passent juste sous le bateau. Nous distinguons clairement les différences avec les baleines à bosse que nous avons vues en Australie et Polynésie : nageoires plus courtes et calosités sur la gueule.

Après une heure d’observation, nous revenons à terre. P1320684Des touristes du groupe partent déjeuner dans un resto pendant que nous poireautons plus d’une heure à rien faire. Nous avons fait le circuit en courant ce matin pour au final rester planter sur un banc. Les guides n’ont rien d’autres à dire que « il est difficile de gérer un si grand groupe » (nous étions une douzaine)… Définitivement pas une réussite.

Nous terminons notre tour en nous rendant à une une tour d’observation et avons une vue sur l’isthme. P1320686Juste à côté se trouve  le centre d’interprétation où nous voyons le squelette d’une baleine.P1320697Nous rentrons à Puerto Madryn, passons à la banque tirer des sous et partons payer le solde du tour d’aujourd’hui. « Comment s’est passé votre tour ? » nous demande la responsable. – Mal. Nous lui racontons l’incompétence du traducteur mais elle nous assure qu’il parle parfaitement anglais et doute de notre expérience, nous prenant pour des menteurs. C’en est trop. Nous annulons notre tour du lendemain et partons trouver une autre agence. Nous trouvons après plusieurs tentatives un tour à 4 personnes avec juste un chauffeur. Nous ne visiterons ainsi que ce qui nous intéresse : les dauphins toninas à Puerto Rawson, la colonie de manchots de Magellan de Punta Tumbo, et peut-être les éléphants de mer de Playa Escondida.

Nous passons à l’hôtel et amenons notre linge sale dans une laverie proche.

Puis nous partons dîner au restaurant Cantina El Nautico manger des vieyras gratinées à la crème, des sortes de Saint-Jacques pas extraordinaires.DSC05156

Nous rentrons nous coucher à l’hôtel.

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