Ushuaia : Parc National Tierra del Fuego

Nous nous levons à 7h15 et prenons notre petit. Solange partage le petit-déjeuner avec nous.

L’agence Canal Fun passe nous chercher à l’heure à l’hôtel, vers 8h35. La guide présente chaque touriste du groupe par son et son pays, le tout de mémoire. Sympa et pas facile car nous sommes 12 !

Le parc national Tierra del Fuego se situe à une vingtaine de km de la ville.

Nous payons le droit d’entrée puis notre minibus nous conduit jusqu’au lac Acigami.
C’est le point de départ de notre première activité, du canoë.DSC04725

Les guides nous équipent avec des bottes en caoutchouc, un pantalon imperméable et un gilet de sauvetage.P1310160 Les 4 embarcations sont des canoës gonflables, des sortes de rafting étroits, pour 4 passagers. Chacun des 2 guides sera capitaine d’une embarcation, ils nomment donc un capitaine pour les 2 canoës restants, qui dirigerons l’embarcation : Fergo un jeune australien, rebaptisé pour l’occasion Capitaine Fuego, et moi.DSC04728

Nous quittons rapidement le lac Acigami en rejoignant la rivière Lapataia, qui débouche dans le canal de Beagle. P1310162P1310170Nous naviguons tranquillement 1h30 durant, dans des eaux peu profondes, à contempler le paysage (le cerro Condor enneigé) et la faune (principalement des oies « upland goose »). P1310181P1310186DSC04730DSC04735P1310200DSC04759P1310205P1310216P1310218Le vent se lève et la progression se fait un peu plus difficile. Un passage très peu profond nous oblige à descendre du canoé, et à le porter un peu plus loin.P1310223

À l’approche de la baie Lapataia, ouverte sur le canal de Beagle, le vent de face est trop fort pour s’y aventurer. Nous sommes obligés de rejoindre la rive où notre minibus nous attend. DSC04765P1310236P1310248Nous nous déséquipons, et continuons jusqu’à la baie Lapataia en minibus. Le chemin de gravier qui termine dans cette baie, est en fait la route national 3, qui commence à Buenos Aires, à 3079 km. C’est aussi la fin de la route panaméricaine, qui commence en Alaska, et permet de traverser tout le continent américain du nord au sud. C’est donc la conclusion de nombreux raid à vélo ou moto. Un panneau célèbre marque la fin de la ruta 3, devant lequel nous nous devons de faire la photo. Ce sera le point le plus austral de notre voyage.P1310253

P1310256Nous revenons en minibus pour le repas de midi, concocté par notre chauffeur surnommé Nacho Macho.P1310261

Sous une tente, nous commençons par l’apéro : vin rouge Postales del Fin del Mundo, dés de fromage, olives et saucisson. Ensuite, papillote de blanc de poulet et gratin dauphinois. Pour conclure, un cake banane dulce de leche.P1310278P1310265P1310266

Notre festin attire un renard pas vraiment timide, ainsi que des rapaces prêts à piquer la nourriture dès que Nacho Macho aura le dos tourné.P1310294P1310281

L’activité de l’après-midi est une randonnée de 8km sur le sentier côtier. Celui-ci démarre de l’autre côté de la baie de Lapataia et nous mène jusqu’à la baie Ensenada. Ce sentier longe la côte à travers une forêt de nothofagus, des Lenga (deciduous) et Guindo (evergreen).P1310304P1310302DSC04773 DSC04779P1310335P1310341P1310343P1310347P1310355P1310371P1310374P1310392Les arbres, atteints par un champignon, produisent d’énormes noeuds en réaction à ce parasite. Des petites boules oranges poussent sur ces noeuds, que l’on appelle « pan del indio », les fameux fruits très élastiques que nous avions goûté à Punta Arenas. Ceux-ci n’ont aucune valeur nutritionnelle.

Nous découvrons aussi le Canelo, un arbre dont les feuilles contiennent de la vitamine C, découvert par le capitaine Fitz Roy lors de son expédition avec le tout jeune naturaliste Charles Darwin. Ces feuilles en infusion permettaient aux marins de lutter contre le scorbut, une carence en vitamine C qui leur faisait perdre leur dent et saigner des gencives jusqu’à en mourir, à cause du manque de consommation de fruits et légumes frais sur les navires.

Le long du sentier, en bord de plage, se trouvent de petits monticules de terre recouverts d’herbe. Ce sont en fait des « conchales », des vestiges archéologiques des yamanas, le peuple nomade natif aujourd’hui disparu. Ces monticules sont des tas de détritus (coquilles et cendres), qui marquent l’emplacement d’ancien campement.

Notre marche se termine dans la Bahía Ensenada, face à l’île Isla Redonda. Un ponton pour des excursions en bateau vers l’île, abrite aussi le bureau de poste de la fin du monde. Pas le temps d’y envoyer des cartes postales mais nous faisons tamponner nos passeports avec un magnifique tampon, contre 10 pesos chacun.P1310412DSC04799DSC04803DSC04805

Notre excursion se termine là. Nous rentrons aussitôt vers Ushuaia.

Nous nous faisons déposer en ville. Nous réservons notre tour du lendemain chez Catamaranes Canoero (sans rien payer) une ballade bateau sur le canal de Beagle jusqu’à l’estancia Harberton.

Nous passons ensuite tirer des sous et régler le tour que nous venons de terminer, et réservons dans la même agence un tour le lendemain soir pour observer les castors, actifs uniquement la nuit.

Nous nous baladons un peu en ville. Un musée sur l’histoire de la ville, à l’origine colonie pénitentiaire, présente une façade amusante avec des prisonniers s’échappant des fenêtres. La boutique au pied nous permet de nous mettre dans la peau d’un vrai cap hornier.DSC04808_DSC8760

Nous organisons notre dernier jour à Ushuaia en faisant le tour des agences. Comme notre avion est à 17h45, nous n’avons pas la journée complète et cela limite les possibilités. Nos abandonnons l’option « Train de la fin du monde », un ancien train qui emmenait les prisonniers couper du bois dans le secteur de l’actuel parc national. Nous optons pour une visite de la pingüinera (une colonie de manchots) sur l’île Martillo, appartenant à l’estancia Harberton. Seule l’agence Piratour propose la ballade à pied au milieu des manchots, les autres agences se contentant d’une approche en bateau. Cette île abrite une colonie de manchots de Magellan et une plus petite de manchots Papou. Par contre nous visiterons 2 fois le musée de l’estancia, le lendemain et le surlendemain.
Notre plan sera ensuite de faire un survol du canal de Beagle en petit avion, avant de rejoindre l’aéroport et quitter Ushuaia.

Nous partons à la recherche d’un resto qui propose la spécialité de la ville : la centolla (crabe royal). Plusieurs restos exposent dans des bassins les fameux crustacés vivants. Notre choix se porte sur le resto Villagio, qui fait parti du même groupe que notre resto de la veille. Grâce à un coupon offert la veille, nous bénéficions de 15% sur l’addition.P1310437

Nous choisissons un « petit » spécimen de 1,550 kg, avec une portion de riz. La bébête atterrit sur notre table, cuite au bouillon. P1310441Nous la dégustons patte après patte. L’addition s’élèvera à environ 400 pesos (50 euros), un prix raisonnable pour un met d’exception.

Nous achetons une pizza à emporter pour pique-niquer le lendemain et rentrons à l’hôtel nous reposer.

Une fois à l’hôtel, nous discutons avec Solange, qui nous recommande de ne pas visiter 2 fois l’estancia et choisir une autre excursion à la demi-journée sur le canal sur un petit bateau. Cela nous fait douter sur notre programme des 2 jours à venir. Nous nous couchons sans vraiment décider ce que nous ferons le lendemain.

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