Vallée de la Luna, Ischigualasto

Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel. Nous sortons à 9h30 et marchons jusqu’à trouver une agence de location de voitures. Nous trouvons l’agence Alamo dont le bureau est situé dans un hôtel chic, le Gran Hotel Provincial. Mais le loueur n’est pas là, il y a un simple bureau vide dans le hall de l’hôtel. Nous demandons à l’accueil de l’hôtel, qui l’appelle. Il nous dit au téléphone que sa véritable agence est à l’aéroport, et qu’il peut être là dans 20 min avec une voiture. 20 min, ça passe !!

Au bout de 40 min, il arrive enfin. Le temps de signer tous les papiers, et c’est parti. Il est 12h.

En sortant de la ville de San Juan, nous longeons de nombreux vignobles. Le temps est couvert.

Au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la ville, le paysage devient de plus en plus sec et désert.

Lors de la traversée d’une ville, le GPS ne reconnait plus où nous sommes et il nous fait tourner en rond. Nous perdons un peu de temps. Les cartes de l’Argentine ne sont pas précises du tout.

Le temps s’éclaircit. Nous continuons à rouler à travers des paysages désertiques, entourés de collines.P1180414 Nous sommes presque seuls sur les routes. Nous traversons quelques villages qui semblent abandonnés. Il n’y a personne dans les rues.

Nous traversons une zone s’appelant la Vallée Fertile, un endroit qui devient plus vert avec de nombreux arbres. Cela fait une coupure avec la zone aride.P1180420

La route est ennuyeuse, toute droite sur plusieurs kilomètres, avec de temps à autre des zones de « badénes », des creux permettant un passage à guai lors de crues, comme dans le Top End australien. P1180405La région a beau être désertique, la moindre goutte de pluie ne s’infiltre pas dans le sol poussiéreux de cette plain en faux-plat, et vient grossir des rivières dévastatrices en quelques minutes. Ces zones font comme des montagnes russes, avec des successions de creux et bosses sur lesquelles nous rebondissons. Mal de mer garanti !

Nous nous arrêtons à San Augustin del Valle Fertil. Autour de la jolie place arborée se trouve l’office du tourisme. Nous leur demandons des renseignements sur la visite de la vallée de la Luna. Ils nous confirment que le dernier départ pour visiter cette vallée est à 16h. Il est actuellement 15h15, et il reste 77 km à parcourir.

Nous remontons en vitesse dans la voiture. Sylvain passe en mode course. Nous roulons à 140 km/h, sur des routes toutes droites sur plusieurs kilomètres, ne croisant personne.

Même sur des zones limitées à 40 km/h, nous roulons à 140 km/h. Nous nous demandons quand même pourquoi cette partie est aussi limitée !!

Nous arrivons enfin sur le site de la vallée de la Luna, Parque Provincial Ischigualasto, il est 15h55. P1180427Les autres voitures sont déjà en file devant la barrière à l’entrée du parc, prêtes à partir.P1180431

Juste le temps de payer l’entrée du site et nous nous mettons en dernière position de la file. C’est bon, mission réussie.

A 16h05, le tour démarre. Les voitures se suivent en convoi à travers un chemin tracé dans la vallée. P1180443En tête du cortège, une  des voitures de visiteurs emmène un ranger du parc national qui nous fera la visite des 5 arrêts du parcours.

Ischigualasto signifie « Terre sans vie » en quechua. Et pourtant, il y 200 à 250 millions d’années, il y avait de nombreux dinosaures qui vivaient ici. Des squelettes pétrifiés  des plus vieux spécimens de la planète ont été retrouvé ici. Nous pourrons les voir au musée, après la visite de la vallée.

Nous faisons un 1er arrêt à El Gusano. P1180449Nous pouvons y voir des fossiles de végétations dans les couches des sédiments. P1180450P1180451Cette formation rocheuse ressemble vaguement à un asticot (gusano en espagnol). Au loin, nous voyons passer un petit renard.

Nous remontons en voiture et continuons jusqu’à la vallée pintado. Il s’agit d’une vallée formée par une dépression, aux nombreuses couleurs.P1180480P1180482

Puis nous arrivons à la Cancha de Bochas. Nous pouvons y voir une roche en forme de sphinx.P1180511P1180512 Plus loin, la cancha de bochas proprement dite (le champs de boulets), est une zone où des boulets naturels, formés par l’agglomération de particules autour d’un noyau, ont été placés pour leur conservation, car les touristes avaient l’habitude de les emporter comme souvenir.P1180524

Nous roulons jusqu’au submarino, notre prochain arrêt. En chemin, nous croisons des guanacos, sorte de lamas sauvages à la tête noire. P1180537

Cette zone a laissé des colonnes de roches sculptées par le vent. P1180568Le guide nous dit que dans une quinzaine d’années, ces formations s’effondreront car l’érosion du vent y est relativement rapide. Le site est magnifique, avec au fond la Barranca Colorada, une falaise rouge, qui devient de plus en plus foncée au fur et à mesure que le soleil se couche. P1180562

Nous finissons par le Hongo, une formation rocheuse ressemblant à un champignon. P1180593P1180598Celle-ci aussi s’effondrera dans quelques dizaines d’années. Plus loin, les gardiens du parc lui ont déjà trouvé un remplaçant potentiel. Le Hongo devant nous n’étant d’ailleurs pas l’original, plus imposant, qui s’est écroulé.

Le soleil ne va pas tarder à se coucher. Nous rentrons tranquillement en longeant la Barranca Colorada, qui prend des teintes rosées. P1180618Nous observons le coucher du soleil sur le chemin. P1180635

Le tour se termine à l’entrée du parc, notre point de départ. Nous avons parcouru 40 km en 3 heures. Nous visitons ensuite le musée dédié aux squelettes de dinosaures retrouvés dans la région. P1180649P1180652P1180666

Il est 20h, il nous faut absolument un plan pour le lendemain avant de prendre la route. Depuis une cabine téléphonique aux bureaux du parc, nous appelons une agence de voyage, Runacay, basée à Villa Union pour savoir s’ils proposent une excursion à la Laguna Brava le lendemain. Ils ont de la disponibilité, nous réservons par téléphone. Nous souhaitons aussi dormir dans leur hostal mais celui-ci est fermé et ils nous recommandent l’hostal Complejo Paraiso El Bermejo. Ils réserveront pour nous et préviendront le propriétaire de notre arrivée tardive.

Nous prenons des empanadas au restaurant du parc de la vallée de la Lune. Elles sont vraiment toutes petites par rapport à celles du Chili. P1180670

Nous roulons jusqu’à Villa Union et arrivons à 23h. Nous sommes crevés.  Nous tournons un peu en rond dans la ville pour trouver l’hôtel. Au bout de 15 min, nous trouvons enfin. L’hôtel est très bien, et vraiment pas cher.

Nous nous couchons directement.

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