Estrada Parque et journée à la Pousada São João

Après avoir pris le petit-déjeuner à l’hôtel, nous avons rendez-vous à 8h pour partir vers une autre pousada située à une vingtaine de kilomètres de la pousada Passo Da Lontra, appartenant au même propriétaire.

Nous montons dans le 4×4. Aujourd’hui, nous serons accompagnés uniquement d’une jeune australienne.

Pour nous rendre dans l’autre pousada, nous empruntons la fameuse route Estrada Parque. P1350868P1350870Cette route comporte de nombreux ponts sous lesquels nous pouvons voir des jacarés (caïmans) dans de petits marécages. P1350871P1350875P1350887P1350892P1350896En chemin, de nombreux toucans s’envolent sur notre passage, impossible à prendre en photo. Nous pouvons en photographier tout de même un perché dans un arbre.P1350893 Nous voyons aussi un martin-pêcheur bleu, de l’espèce « grand martin pêcheur » (évident, non ?)P1350879

Nous voyons aussi une biche traversant un marécage.P1350904

Nous arrivons à 10h30 à la pousada São João, bien plus petite que celle où nous résidons. Il y a un espace pour manger, un autre pour se reposer dans des hamacs, et une zone avec des chevaux.P1350926P1350930 Tout autour, il y a de nombreux arbres, surtout des cocotiers, dont certains sont étranglés par des ficus. De petits perroquets y ont installé leur nid. Nous pouvons les entendre et apercevoir leurs têtes sortant du trou. Ils ont l’air en pleine construction de leurs nids.P1350934P1350938

Nous avons 10 min pour nous poser avant de partir faire une promenade à cheval autour de la pousada. Nous grimpons sur nos montures. P1350942Mon cheval s’appelle Guarani. Il est super gentil, très tranquille et suit les autres chevaux sans que j’ai besoin de faire quoi que ce soit.

Nous traversons l’étang juste à côté de la pousada. P1350945P1350949Quelques caïmans s’écartent sur notre passage. Les chevaux n’ont pas peur du tout.P1350952 Il y aussi un jabiru (tuiuiu en portuguais), oiseau imposant avec son cou flasque noir cerclé de rouge, emblême du Pantanal.P1350956

Plus loin, nous passons sous plusieurs arbres où sont perchés des aras bleus (arara azul en portugais).P1350961 Ce sont les plus grands de tous les perroquets. L’espèce est menacée d’extinction, car avec leur beau plumage bleu foncé uni et la paupière et la joue jaunes, ils sont très prisés comme oiseaux d’ornement.

Nous continuons notre promenade en alternant entre zones de savane  et zones boisées. P1350973P1350984P1350989P1350991Nous voyons quelques singes dans les arbres, des capucins, mais pas grand-chose d’autre comme animaux.

Nous rentrons à la pousada à 11h30. Juste en arrivant, nous apercevons depuis nos chevaux 2 aras rouges et bleus (arara vermelho en portugais) dans un arbre en fleurs juste à côté de la pousada.P1360033 A peine descendus de nos montures, nous partons les observer de plus près.P1360041

Le repas étant servi à 12h30, nous en profitons pour retourner voir à pied les aras bleus que nous avons vus à cheval. Ils sont toujours là, 2 d’entre eux se font comme des bisous avec le bec. P1360059P1360061P1360064P1360138

Nous rentrons manger à la pousada. Un buffet nous est servi. P1360165P1360166

Après le repas, nous faisons une petite sieste dans les hamacs pendant 1 heure. P1360171

A 14h30, nous avons notre 2nde activité, une marche autour de la pousada, en suivant à peu près le même chemin qu’à cheval. Nous passons dans les mêmes zones boisées. P1360174P1360176P1360177P1360179P1360185P1360193Nous y trouvons des trous énormes dans le sol. Il s’agit de terriers des tatous. Mais nous n’aurons pas la chance d’en voir un. Parfois, une odeur forte se fait sentir sous les arbres. Notre guide, pas très motivé ce matin, explique que « c’est la nature ». On s’en doutait.

Nous sommes un peu déçus par cette marche car non seulement nous ne voyons pas grand-chose , sauf quelques singes, mais nous n’apprendrons rien non plus sur le Pantanal car le guide est plutôt occupé à draguer la jeune australienne.

Nous revenons à la pousada à 16h30.Nous rassemblons nos affaires, montons dans le 4×4 et rentrons à Passo Da Lontra, là où nous logeons, en empruntant la route Estrada Parque. Sur le chemin, au niveau des ponts, les jacarés sont toujours là, se prélassant au bord des étangs.

Nous faisons un arrêt pour acheter des boissons dans une supérette sur le bord de l’Estrada Parque. Juste devant la porte d’entrée, nous avons la surprise de voir un ara rouge  au sol, qui ne bouge pas à notre arrivée. Nous descendons du 4×4 et en profitons alors pour faire quelques photos. P1360199P1360203Notre guide nous explique qu’elle (c’est une femelle) est sauvage et vient là depuis une quinzaine d’année. C’est une habituée des lieux.

Nous repartons. Nous faisons un autre arrêt prêt d’un pont. Nous avions expliqué à notre guide que nous aimerions voir un jaguar. Notre guide nous montre alors les traces qu’un jaguar a laissé dans la boue lors de la dernière pluie. Il a longé la route, est descendu au  bord de l’étang et a continué son chemin. Nous découvrons des traces énormes, aussi grosses que nos mains. P1360217P1360221

Nous arrivons à la pousada Passo Da Lontra. Le ciel se couvre. Nous rentrons nous poser un peu dans notre chambre. Nous entendons des hurlements puissants juste derrière notre chalet, comme des aboiements. Il doit s’agir des jacarés.  Lorsque nous en sortons une heure plus tard, il pleut.

19h30, nous allons au restaurant diner. Un buffet nous est servi.

 A 20h, nous avons rendez-vous pour un safari de nuit sur la rivière. Lorsque nous montons dans le bateau, le spot lumineux pour éclairer les berges ne fonctionne pas. Nous devons attendre un peu que le guide répare en court-circuitant le fusible claqué avec un morceau de papier alu.

Nous partons en aval de la rivière. Nous avançons assez vite dans le noir. Puis il allume le spot. Nous voyons le long des points lumineux. Ce sont les yeux des caïmans qui brillent.

Nous continuons à descendre la rivière, en observant les 2 côtés. Mais il n’y a rien à voir.

Finalement, notre guide repère un bébé caïman sur la rive, gare le bateau dans les arbres et part le capturer. Il s’approche doucement, tend le bras, et au moment de l’assaut final, une branche craque sous son pied et le petit caïman saute à l’eau. Râté !

Mais il patiente, puis plonge le bras dans l’eau d’un coup et en ressort le bébé, à peine plus gros qu’un lézard. Il remonte dans le bateau et nous le présente. Nous le tenons dans les mains chacun à notre tour.P1360245 Il nous explique que la partie du caïman qui se mange est la queue,  et ce sont les flancs du ventre, qui servent à faire les sacs et chaussures. Nous le relâchons à l’eau, et le petit part dans la mauvaise direction, vers le « grand bain », là où il risque de se faire croquer par une loutre, un gros caïman ou des piranhas.

Nous rentrons nous coucher dans notre chambre.

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