Pêche au piranha et transfert à la pousada Aguapé

Réveil à 7h. Nous prenons le petit-déjeuner à 7h30. Nous en profitons pour nous préparer des sandwichs pour le midi car le dernier repas n’est pas compris dans notre package.

A 8h, nous avons rendez-vous au ponton pour pêcher le piranha. Le guide nous donne 2 cannes à pêche en bambou avec un morceau de viande à l’hameçon.P1360263 Nous essayons comme nous pouvons d’en attraper, mais soit notre morceau de viande se faire dévorer sans même que nous sentions une touche, soit nous remontons un poisson mais il n’est pas suffisamment accroché à l’hameçon et nous n’arrivons pas à le remonter jusqu’au ponton.

Sylvain arrive enfin à en attraper un, mais ce n’est pas un vrai piranha, c’est un catarina (il fait quand même parti de la famille des piranhas), avec de plus petites dents. Nous le remettons à l’eau.P1360254

Au bout d’un moment, notre guide nous voyant galérer, il vient tout de même nous expliquer la méthode pour pêcher et nous fait la démonstration. Il tape un peu dans l’eau avec le bout de sa canne à pêche pour exciter les poissons, et hop, il sort un piranha de l’eau. Celui-ci a le ventre jaune, contrairement à celui que Sylvain avait remonté.

Il refait un essai et en attrape un autre encore plus gros. Finalement, il veut en attraper un 3ème pour que l’on ait chacun un poisson à déguster. Mission accomplie avec une 3e prise.P1360274P1360264 Il vide les poissons sur le ponton, ce qui attire un cormoran, puis part en cuisine nous faire préparer ça par le chef.

Pendant ce temps, Sylvain attrape son premier vrai piranha. P1360272Trop risqué de sortir l’hameçon de la bouche du poisson, on pourrait y laisser un doigt. C’est donc notre guide qui s’en charge. Il tue le poisson avec son grand couteau en le plantant dans le front du poisson, avant de mettre les doigts et décrocher l’hameçon.

Le guide le coupe en 2, jette la queue au cormoran à côté de nous, et jette la tête au jacaré qui nous surveille depuis le début sur la rive, mais celui-ci ne sort pas de l’eau pour récupérer la tête, car comme celle-ci ne s’agite plus et n’attire pas l’attention du caïman. Finalement, un caracara opportuniste viendra piquer la part du jacaré.

Un moment après, notre guide revient avec une assiette dans les mains contenant les 3 piranhas frits. Nous les dégustons à l’ombre, et jetons les arêtes à l’eau que s’empressent de dévorer d’autres piranhas un peu cannibales.P1360303P1360306

Nous reprenons la pêche, Sylvain attrape un autre piranha et Sophie pêche un catarina. Sylvain apporte la canne à Fabiano pour décrocher le piranha, et celui-ci s’en sert comme appât pour faire sortir le jacaré hors de l’eau en lui présentant le poisson qui gigote juste au-dessus de la tête. Mais celui-ci est tellement fainéant qu’il prend son temps pour sortir, tout tranquillement. Finalement, une fois sur la berge, le guide décroche le poisson de la canne et lui jette. P1360295P1360300Le caïman fait un dernier effort pour le prendre dans la gueule et redescendre le manger dans l’eau.

Les derniers morceaux de viande partent très vite. A peine la ligne à l’eau que notre morceau de viande disparait. Nous enchainons échec après échec.

A 11h, nous terminons notre activité. Il fait vraiment très chaud, nous cuisons sur le ponton et sommes pressés de retrouver l’ombre.

Nous avons un transport de prévu à 14h30 pour nous rendre à la pousada suivante, la Pousada Aguapé. Nous demandons s’il est possible d’appeler notre agence à Bonito pour leur demander d’avancer ce transport. Nous rendons à la réception, qui ne parle pas un mot d’anglais. Une femme fort désagréable nous montre un papier et explique que c’est écrit 14h30, un point c’est tout. Notre guide arrive pour traduire, et se mêlant de nos histoires, répond que ça va nous coûter très cher d’appeler. Nous avons tout de même payé 1460 R$ pour 2 nuits chez eux (soit près 500€). Nous sommes surpris qu’un coup de fil local ne soit pas gratuit, pour nous rendre service. Le guide commence à s’énerver, en nous disant qu’on n’est pas en France, qu’ils ont beaucoup de travail (4 touristes dans tout l’hôtel !), donc ils ne téléphoneront pas.

Le ton monte car nous leur proposons simplement d’appeler l’agence et leur demander de rappeler. Le guide pète les plombs, et va même jusqu’à nous insulter (un « fuck you » en nous tournant le dos avant de quitter le bureau). Il faut négocier un bon moment avec la réception, le tout en un mélange d’espagnol-portuguais, pour qu’ils finissent par appeler. L’agence nous rappelle dans la foulée, mais la réception magouille en faisant un transfert d’appel sur un téléphone sans fil, avant de retransférer sur un poste fixe, si bien que la communication est dégueulasse et nous arrivons à peine à discuter avec l’agence. Impossible de décaler ce transport car il vient chercher d’autres passagers, et l’hôtel veut nous facturer le déplacement jusqu’à Buraco dos Piranhas si nous partons à un autre moment qu’à 14h30 afin de prendre un bus public. Du grand n’importe quoi. Nous nous résignons et quittons la réception.

Pour combler le temps d’attente, nous retournons sur les passerelles faire la boucle de 2km. Il y a beaucoup plus de moustiques que la veille et voyons moins de jacarés. P1360313P1360317P1360323P1360329

Nous apercevons des capibaras en train de se baigner au milieu de la végétation aquatique à côté des passerelles. Nous voyons leur petite tête sortir de l’eau.P1360334P1360338De retour vers les chalets, nous voyons sur la pelouse une famille de capybaras avec des tous petits, encore plus petits que ceux que nous avons vu la veille. P1360360Sous l’une des passerelles, il y a aussi un énorme iguane. Sylvain descend pour le voir de plus près, mais il n’apprécie guère et crache (somme un chat) pour se faire menaçant, ce qui fait son effet et Sylvain remonte. P1360380P1360397Nous en apercevons un autre plus loin, mais plus petit, au soleil, qui pose pour la photo. Nous pouvons mieux apprécier les détails et couleur de sa peau. P1360403P1360404

Nous rentrons dans notre chambre nous poser un peu.

14h, c’est le départ. Notre guide téléphone dans notre chambre pour nous demander de rejoindre le parking. Il ne vient bien sûr pas nous aider à amener nos bagages, contrairement au jour de notre arrivée, et nous devons trouver quelqu’un d’autre pour tirer le chariot sur les passerelles.  Le 4×4 nous emmène sur la route principale à Buraco Dos Piranhas. Nous empruntons pour la dernière fois la route Estrada Parque. Nous saluons les jacarés depuis les ponts de bois.

A 14h30, nous sommes au point de rendez-vous pour prendre le van qui nous déposera à Aquidauana. Mais celui-ci est en retard d’une heure. Nous patientons avec d’autres touristes qui ont séjourné dans d’autres pousadas de l’Estrada Parque. Nous y retrouvons des touristes que nous avions déjà croisés à Ilha Grande, puis à Bonito.

Notre van arrive enfin à 15h30. Nous prenons la route. Celui-ci se rend à Campo Grande. Il nous dépose à mi-chemin à Aquidauana, où nous attend notre taxi Hélio, réservé par l’agence de Bonito.

Il nous reste encore 60 km environ à parcourir sur un chemin de terre pour arriver à notre prochain lodge, la pousada Aguapé. En chemin, nous croisons des aras bleus, des biches et des émeus. P1360423

P1360432P1360420P1360436Nous arrivons à la pousada après 1h de route.P1360447 En passant le portail d’entrée, il y a un panneau sur la gauche qui indique « Projeto Tamandua », projet fourmilier. C’est l’animal que nous rêvons de voir, le grand fourmilier, ou tamanoir. C’est plutôt bon signe.

La pousada Aguape est une pousada-fazenda, c’est-à-dire maison d’hôtes et ferme. Contrairement à de nombreuses fermes de la région, celle-ci ne s’est pas entièrement reconvertie dans le tourisme et poursuit ses activités d’élevage bovin. Car il faut savoir que le Pantanal, région immense, est à 99% privée, découpée en exploitation agricole. Seul 1%, le plus inaccessible est classé parc national.

Nous sommes très bien accueillis par le propriétaire de la ferme et son personnel. On nous fait visiter les locaux et nous présente l’organisation de la pousada.P1360443 Celle-ci possède une belle piscine avec un petit coin hamac. La chambre est grande, et très bien décorée. P1360439Un tableau blanc près de la réception indique les activités du jour et du lendemain, avec l’heure de rendez-vous. Ce soir à 20h30, nous avons un safari de nuit. Parfait. Ce début nous laisse une très bonne impression, aux antipodes de Passo da Lontra que nous venons de quitter.

Nous nous éloignons un peu de la pousada à pied pour aller voir le coucher du soleil. P1360456C’est le premier que l’on peut voir depuis que nous sommes dans le Pantanal, car la vue n’était pas dégagée au bord de la rivière Miranda. C’est un beau coucher de soleil, avec de très belles couleurs.

Le dîner est prêt à 20h. Ce soir, c’est un barbecue brésilien au menu, un churasco, le tout accompagné d’un buffet de riz, haricots, manioc… Très bon.P1360441

Nous avons un peu de retard à cause du repas et sommes prêts à 20h45 pour le safari de nuit. Nous sommes 6 dans le véhicule, parfaitement aménagé pour les safaris. Nous apercevons à la lueur du projecteur des capybaras, toujours nombreux, des lobinhos (petit renard mangeur de crabe), et de belles toiles d’araignées qui abritent des centaines de petites araignées. P1360471P1360480P1360487A mi-parcours, ils arrêtent le 4×4 et coupent le moteur pour nous laisser observer les étoiles, mais ce soir le temps est couvert. Nous entendons surtout les vaches uriner à côté de nous.

Nous reprenons le safari. A l’approche d’une clotûre, au loin une silhouette velue se déplace. Le guide prononce le mot magique pour notre plus grande joie, « tamandua ». C’est un fourmilier géant ! Celui-ci prend peur en entendant le bruit du moteur et s’éloigne à grand pas alors que nous sommes toujours de l’autre côté de la clôture. Le guide part ouvrir un portail et nous passons de l’autre côté alors que le fourmilier part se cacher derrière des arbres. Nous contournons cette zone boisée et le retrouvons derrière. Il s’abrite derrière un petit buisson, hésite, puis sort pour rejoindre d’autres arbres 10m plus loin. Il est énorme, avec des grosses pattes, une sorte de plumeau  immense en guise de queue, et un long museau. Nous avons la chance de l’observer d’assez près, mais nos photos sont ratées car « brûlées » par la puissance du spot.

Notre safari se termine et nous rentrons à la pousada nous coucher.

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