Punta Arenas : Fuerte Bulnes, Museo del Recuerdo et Zona Franca

Pour une fois, grasse mat jusqu’à 9h. Nous prenons notre petit dej, avec même des crêpes au dulce de leche, l’équivalent latino du caramel au beurre salé !
Notre tour passe nous prendre en avance à 9h50. Ce n’est en fait qu’un chauffeur qui nous emmène à l’agence pour prendre un minibus.
Nous attendons un bon moment les autres touristes et le tour part vers 10h30 avec une demi heure de retard.

Nous roulons jusqu’au monument marquant le centre du Chili, situé à équidistance (4700km) de la frontière avec le Pérou et du pôle sud, en considérant donc l’antarctique chilien.P1300553

Nous continuons jusqu’au parc historique du fort Bulnes. P1300562Ce fort est une reconstitution historique fidèle, construite dans les années 80.P1300576DSC04689
Ce fort constitue la première colonie envoyée par le président chilien Manuel Bulnes pour prendre possession de la Patagonie et Terre de Feu en 1843, suite aux prétentions de la France et de l’Argentine sur la région. 22 colons, dirigés par Juan Williams, un navigateur anglais, partent de Chiloe sur la goelette Ancud pour un voyage de 4 mois.

Arrivés dans le détroit de Magellan, ils construisent un fort sommaire sur la péninsule Santa Ana, afin de surveiller les passages de navires entre le Pacifique et l’Atlantique.

Le site, bien que stratégique, est fort mal choisi car il n’y a ni eau potable, ni terres cultivables sur la péninsule, et les conditions climatiques sont extrêmes (vent et humidité du Pacifique).

11 colons s’installent dans la Casa Fuerte tout juste terminée, une tour de guet, et attendront pendant 4 mois le retour du reste de l’équipage, revenu à Chiloe pour chercher des matériaux de construction pour agrandir la colonie. P1300609Le deuxième bâtiment construit sera une prison pour y enfermer un forgeron qui refuse de se soumettre aux ordres. P1300619Pendant la période qui suit, les colons dépendent entièrement des ravitaillement depuis Chiloe et du troc avec les aborigènes nomades Tehuelche.

Le fort sera plus tard transformé en prison pour les criminelles et déserteurs du pays, puis, face aux difficultés, la colonie se déplacera 80km plus au nord dans un lieu plus propice appelé Sandy Point par les premiers explorateurs britanniques, qui devient Punta Arenas. Le fort sera laisser à l’abandon puis détruit par des mutins.

Par la suite, des pionniers de Chiloe et des immigrants venu d’Europe, notamment de nombreux croates, s’installeront à Punta Arenas dans la région pour fonder des estancias (ranchs), d’immenses exploitation agricoles et élevages de mouton.

Le fort, bien reconstitué, constitue une visite agréable, offrant des panoramas sur le canal de Magellan.P1300605DSC04698DSC04696P1300625P1300627P1300582

Notre chauffeur nous emmène ensuite nous promener sur la pointe et nous fait découvrir la flore, dont des arbres avec de drôles de fruits oranges à la chair sucrée très élastique.P1300650P1300648

P1300665P1300646P1300657Nous remontons dans le minibus pour nous rendre à Puerto Hambre, le « port de la famine », juste au bord de la péninsule de Santa Ana. C’est la toute première colonie de Patagonie, fondée par le navigateur portugais Pedro Sarmiento de Gamboa en 1584 au nom du roi d’Espagne. La colonie sera très vite abandonnée à la mort du navigateur lors de son voyage retour en Espagne. Il ne reste qu’un vestige du mur de la chapelle.P1300685P1300689P1300681

Après ces visites, nous rentrons à Punta Arenas.

Notre chauffeur nous dépose au Museo del Recuerdo, le musée du souvenir de l’institut patagonique. Ce musée en plein air expose des machines et véhicules anciens (fin 19e) et des habitations typiques des pionniers de la région. P1300699P1300704DSC04711P1300714Les pièces des maisons ont été aménagées pour exposer des reconstitutions de commerces et services de l’époque : horloger, tailleur, dentiste, cinéma, charpentier, etc. P1300719P1300720P1300725P1300731Nous terminons cette visite sous des rafales impressionnantes. Il est 17h30.

En face du musée se trouve la Zona Franca, une zone commerciale détaxée. Nous parcourons un centre commercial de la zone, déjà décoré pour Noël avec un grand sapin et des pères noël partout. Sophie est aux anges. P1300733_DSC8419_DSC8421Nous n’avons pas déjeuné, nous achetons des wraps dans un fait food du centre.

Nous rentrons en ville en colectivo (un taxi partagé qui suit un trajet précis), et nous partons acheter nos billets de bus pour Ushuaia à l’agence Bus Sur.

Sophie a besoin de nouvelles baskets car les actuelles achetées en Indonésie ont bien vécues. Nous trouvons la paire. De ses rêves chez Bata, en promo.

Il pleut, le mauvais temps nous a rattrapé.

Nous achetons un picnic pour le lendemain dans une boulangerie, et partons au resto La Luna, à la déco vraiment sympa. P1300748P1300744_DSC8434Au menu : Saint-Jacques à la parmesanne pour Sophie, et crêpe de centolla (crabe royal) pour moi. P1300737Je commande aussi une bière artisanale du coin, mais elle a perdu tout son gaz et à un goût bizarre. La serveuse m’apporte un autre type de bière artisanale de la même brasserie, même problème. Et ma crêpe m’est servie bien froide, puis mal réchauffée au micro onde. Échec complet, sauf pour Sophie.

Nous rentrons à l’hôtel et passons la soirée à faire des réservations à Ushuaia, notre prochaine destination. Tous les hôtels référencés sont complets. Et impossible de réserver les tours à l’avance. Ça s’annonce mal. La haute saison en Patagonie à bel et bien commencé.

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