Punta Arenas : Pinguinera Isla Magdalena

Pas de petit-déj ce matin, nous n’avons pas vraiment le temps. Nous avons rendez-vous à 6h50 devant l’agence Solo Expediciones, situé à un bon 1/4h de marche.

Nous arrivons l’heure. Bonne nouvelle : les conditions météo sont bonnes, le tour est confirmé. Nous patientons le temps que les autres touristes arrivent. Puis nous montons dans le minibus qui nous amène au ponton de l’agence à 1/2h de route au nord. Nous embarquons sur le gros zodiac à 7h30 et c’est parti.P1300147 Nous sortons peu à peu dans une zone exposée du détroit de Magellan, et les vagues grossissent. Le bateau bouge pas mal et la cabine reçoit des projections d’eau. Deux touristes inconscients, et pas tout jeunes, s’installent à l’avant du bateau sur la partie découverte et se prennent des vagues pendant le reste de la traversée, se retrouvant complètement trempés.

Après 45min de traversée, nous arrivons en vue de l’île Magdalena qui abrite l’une des plus grandes colonies de manchots de Magellan, environ 200 000 individus. L’île, surmontée d’un phare, est classée monument naturel.P1300456

Notre embarcation accoste et nous observons nos premiers manchots depuis le bateau, barbotant en bord de plage.P1300190

Nous mettons le pied à terre. Un sentier encadré d’un cordon, permet de rejoindre le phare en traversant la colonie.P1300193P1300187P1300184

Les manchots hivernent en pleine mer au large du Brésil et migrent en Patagonie début octobre pour se reproduire, revenant dans la colonie où ils sont nés. Les couples se retrouvent après un an de séparation, fidèles à vie, et reprenne toujours le même nid, une sorte de terrier creusé dans la terre ou entre des buissons.P1300200

Nous arrivons pendant la période de la couvaison. Le mâle et la femelle se relaient pour couver leurs 2 oeufs, permettant à l’autre de se nourrir. Ils ne nous est donc possible que de voir une partie de la colonie, plupart des individus étant dans le terrier, une autre en mer et une fraction en chemin vers la mer ou en revenant. Pas non plus de petits.P1300206

Des manchots traversent le sentier que nous empruntons, se dandinant maladroitement. P1300273P1300342Certains nids sont extrêmement proche du sentier ce qui nous permet de les voir de très près, apercevant parfois les oeufs.P1300301

P1300353P1300371P1300411Certains couples se câlinent, très attendrissants.

Plus loin, un retardataire ramasse de l’herbe avec son bec et prépare son nid.

Il y a vraiment des milliers de terrier. Et nous ne visitons qu’une fraction de l’île.P1300197P1300212P1300250P1300281P1300331

Au sommet de l’île, au pied du phare, nous avons un panorama sur le détroit de Magellan. P1300335Le vent s’est bien levé. Nous revenons sur nos pas et quittons l’île après une heure de visite.

L’étape suivante est la visite de l’île Marta, et sa colonie de lion de mer (des otaries).

Les conditions de mer ont bien évoluées et il y a maintenant des creux de 2 mètres qui malmène notre bateau. Au bout de 30 min, l’équipage renonce car nous avons le vent et les vagues de face et nous n’avançons pas. Au moment de faire demi-tour, des toninas overas, des tout petits dauphins noir et blanc apparaissent sur le côté droit du bateau. Juste le temps de sortir à l’arrière pour en observer un et il disparaît.

Le retour est toujours mouvementé, et la plupart des passagers s’installent à l’arrière, là où l’on sent le moins les vagues. L’équipage distribue des sacs plastiques, au cas où…

Nous sommes de retour à Punta Arenas vers 11h30. Nous parcourons la place principale et allons réserver nos tours du lendemain et surlendemain dans l’agence Laguna Azul.DSC04657P1300460

Pour midi, direction le marché municipal, dont les petits restos proposent des fruits de mer et poissons abordables.P1300468

Notre choix se porte sur un curanto gargantuesque chacun, la spécialité du week end, qui aurait facilement pu nourrir 4 personnes. Nous n’en viendrons pas à bout.P1300465

Pour digérer, un peu de marche jusqu’à un mirador sur la ville ne fait pas de mal. DSC04663P1300473C’est aussi l’occasion de compléter notre collection de peluches avec un manchot royal auprès d’un vendeur de rue.

Nous revenons vers la place centrale, que nous arpentons en détail pour contempler les belles demeures des pionniers, qui se sont enrichis au 19e s. avec le commerce d’huile de baleine ou les élevages de moutons : la maison Sarah Braun, un palais, etc.P1300478P1300481P1300483

Ensuite, nous visitons la maison Meñendez, gratuite le dimanche. Une très belle demeure, avec son mobilier d’époque, et tout le confort moderne : grand hall, salle de billard, bureau, chambre et salle de bains, immense salle à manger.DSC04670DSC04671P1300497 À l’arrière de la maison, un petit musée consacré aux Yamanas, le peuple natif de la région.

Au sous sol, les dépendances des domestiques, la cuisine, et la chaufferie centrale.P1300504P1300506

Nous attrapons un colectivo (taxi partagé) pour nous rendre au cimetière municipale de la ville, récemment élu 3e plus beau cimetière au monde. Nous entrons pas une entrée secondaire qui donne directement sur des tombes récentes, organisées dans des bâtiments à 2 étages. Les tombes sont empilée les unes au dessus des autres, ressemblant à des HLMs mortuaires.P1300513 Nous sommes bien loin de ce que nous imaginions d’un beau cimetière mais cela vaut le coup d’oeil.

Plus loin ce sont des tombes plus classiques, avec cependant des croix renversées à leur sommet, du jamais vu pour nous. De nombreuses tombes portent des noms croates en « IC ». Le cimetière est organisé en plusieurs sections séparées par des allées de cyprès taillés à la perfection. P1300532P1300538Nous passons devant l’entrée principale, offerte par la très riche Sarah Braun, une pionnière. Devant se trouvent les plus beaux mausolées. Plus loin, une statue d’indien en l’honneur des peuples natifs disparus, appelée « El indiecito », est aujourd’hui vénérée par les habitants de la ville car elle a le pouvoir d’exaucer les prières.P1300534

Après cette grosse journée, nous rentrons à l’hotel nous reposer.

Nous ressortons un peu plus tard pour aller manger dans un resto français, La Cuisine. Il y a même une 2CV garée dans la rue.DSC04678 Nous commandons deux délicieuses blanquettes de veau. En dessert, une trilogie au chocolat (mousse, crème, glace) pour Sophie, des profiterolles pour moi. Pour l’ambiance, variété française : Cabrel ou encore Gilbert Montagné !DSC04683DSC04679DSC04685

Nous rentrons nous coucher.

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