The pink city Jaipur, et Amber

1er jour, le 21 janvier : Jantar Mantar et Dabangg 2

Ce matin à 9h20, nous prenons un train de Sawai Madhopur pour Jaipur, la capitale du Rajasthan. Nous en profitons dans le train pour avancer sur le blog car nous sommes en retard.

Arrivés à Jaipur vers midi, nous devons retrouver le rickshaw envoyé par l’hôtel car ils proposent de venir nous chercher gratuitement pour éviter de payer une commission.  Malheureusement, nous n’avons pas reçu l’email avec le point de rendez-vous. Et la gare est immense avec plusieurs sortie. C’est un vrai bazar à la sortie, des centaines de personnes rejoignent la ville au milieu de la circulation et de travaux !! Personne ne nous attend avec une pancarte portant notre nom.

Nous restons planté là quelques minutes, mais cette foule se fait oppressante, et de nombreux chauffeurs de rickshaws qui nous sautent dessus pour avoir la course.

Nous nous éloignons un peu avec nos sacs. L’un des rickshaws nous demande si nous allons au Sunder Palace (notre hôtel), nous ne répondons pas, il insiste, nous esquivons sa question en répondant qu’on a pas besoin d’aide . Mais il ne lâche pas, et nous dit que quelqu’un envoyé par le Sunder Palace nous attend plus loin. Sylvain accepte de le suivre, et il se trouve que c’est vrai, notre rickshaw est plus loin, nous avons été trop méfiant. Notre rickshaw nous récupère un bon quart d’heure plus tard, le temps de se dépêtrer dans le parking de la gare.

Enfin à notre hôtel vers 13h, nous avons le plaisir de découvrir un hôtel beaucoup plus haut de gamme que ce que nous avons eu jusque-là : une grande chambre bien décorée, des draps, et tout est propre. Nous prenons note repas de midi au restaurant situé sur le toit de l’hôtel,  un thali chacun. Les proportions sont minuscules, et c’est plutôt cher.

Nous partons visiter Jaipur. Un rickshaw nous dépose dans la vieille ville, au Jantar Mantar, site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2010. Il s’agit d’un observatoire astronomique construit au XVIIème siècle par le maharajah Jai Singh II.

Les instruments de cet observatoire sont gigantesques. Il y a notamment un cadran solaire immense qui donne l’heure à 20 secondes près. D’autres instruments permettent d’observer les astres lorsque la terre est alignée avec l’une des douze constellations du zodiac. La visite avec l’audioguide nous prend un bon moment.

Il est déjà tard, près de 17h, lorsque nous quittons le Jantar Mantar. Les musées et monuments ferment à 16h30 / 17h, plus le temps pour une autre visite. Nous nous promenons donc dans les bazars environnants (marchés).

Nous nous dirigeons vers le cinéma Raj Mandir pour la séance de 18h30. Il était le plus beau cinéma d’Inde lors de son inauguration. Il a été construit par les fils du plus grand bijoutier de Jaipur, fanas de cinéma.

Le cinéma est effectivement très beau de l’extérieur, d’un style plutôt ancien. Nous prenons des billets pour le prochain film à l’affiche. Pas de question à se poser, il n’y a de toute façon qu’une seule salle. Ce sera « Dabangg 2 ». Nous choisissons les places les moins chers, on ne sait jamais si le film ne nous plait pas, nous nous échapperons (car les films Bollywoodien sont très longs, près de 3h).

Nous entrons dans le cinéma et accédons à un hall gigantesque, tout éclairé de multiples couleurs. On se croirait dans les années 50 ou 60. Nous pénétrons dans la salle de cinéma. L’écran est immense. Les places sont numérotées. Nous sommes placés au milieu de la salle, en catégorie Ruby, là où nous nous plaçons habituellement en France, c’est parfait. Les fauteuils sont pas mal. Les places les plus chères sont en fait au fond de la salle, avec des fauteuils certainement plus confortables. C’est assez bizarre, plus c’est loin, plus c’est cher.

Le rideau se lève, le film commence. La salle siffle, l’ambiance des premières secondes est incroyable. Le générique est génial, plein d’effets à la Matrix, et la salle siffle à chaque apparition d’une star. Ça commence bien, on s’attendait à un vieux film kitsch.

Le film est en hindi, mais le scénario typiquement bollywoodien est facile à comprendre : un gentil super flic contre des méchants mafieux. Les gens autour de nous rigolent beaucoup à des blagues que nous ne comprenons pas. Dans l’ensemble, nous comprenons l’histoire, celle du gentil Chulbul Pandey, héro ultra stylé avec sa petite moustache et ses gros muscles, qui va combattre le crime.

Après plusieurs minutes de dialogues et scènes de baston phénoménales, la 1ère danse commence. En plein dialogue, la bande son démarre, une cinquantaine de danseurs débarquent de nul part, et notre héros se met à chanter un mauvais playback et danser.  Les spectateurs dans la salle sifflent, certains s’agitent, d’autres se lèvent même dans l’allée pour danser avec le film. Super ambiance.

Il y aura 4 passages comme cela dans le film, le scénario s’arrêtant brusquement pour se transformer en comédie musicale, et reprendre comme si de rien n’était à la fin de la chanson. Au bout de 1h3 environ, le rideau se baisse, c’est l’entracte. La salle se vide pour rejoindre le hall et grignoter ou se relaxer. Le film reprend, et se terminera par la victoire sans pitié du gentil sur les très méchants.

A la fin du film, des gens de la rangée de derrière nous demandent si nous parlons hindi. Nous répondons non, ils sont surpris. Ils nous demandent si on ça nous a plu, réponse : « oui, génial, c’est un super film ». Ils ont aimé aussi. Ce film fait apparemment un carton au box office indien. Pour nous,  c’était surtout une super expérience et cela restera un de nos meilleurs moments en Inde.

Pour finir cette super soirée, nous allons manger au McDo juste à côté du cinéma. Nous sommes assez curieux de voir ce qu’ils proposent, dans un pays majoritairement végétarien, et qui ne mange pas de bœuf car la vache est sacrée, ni porc car les musulmans sont nombreux.

Sylvain prend un « Chicken Maharaja Mac », moi un « Masala Grill Chicken », deux burgers typiquement indien que l’on ne trouve dans aucun autre pays. Le mien est assez épicé, mais c’est bon. Pas très nourrissant, 2 tranches de pain, un steak de poulet très épicé, et une sauce elle aussi épicée. Le Chicken Maharaja Mac se rapproche du Big Mac, avec des steak de poulet, et peu épicé par rapport au Masala. Il existe d’autres bizarreries locales que nous ne nous risquerons pas à gouter : une gamme Spicy qui doit arracher, un Mac Aloo Tikki à la patate, ou encore un Mc Egg à l’œuf.

Retour à l’hôtel en rickshaw vélo, c’est-à-dire sans moteur. Le trajet n’est pas tout à fait plat et notre roi de la pédale peine pas mal.

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2ème jour, le 22 janvier : le palais des vents et Amber Palace

Après une bonne nuit dans de bons draps, nous repartons dans la vieille ville de Jaipur visiter le palais des vents (Hawa Mahal). Ce palais date de 1799. C’est le monument le plus connu de Jaipur. Il s’agit d’un palais où vivaient les femmes du maharaja. Le bâtiment possède une très grande façade pyramidale à plusieurs étages, avec de nombreuses fenêtres sculptées de telle façon que les femmes pouvaient voir l’extérieur sans être vues.

Nous visitons ensuite le city palace, tout proche. Le city palace est toujours habité par le maharaja et sa famille, donc on ne peut visiter que certains édifices aménagés en musée. Dans le premier, le Mubarak Mahal, nous découvrons des vêtements d’apparat de Maharaja brodés d’or. Ensuite, c’est une collection d’armes, de dagues, des fusils, et autres poires à poudres confectionnées dans des cornes de rhinocéros, ou même un gratte-armure.

Nous changeons de cour en passant sous une très belle porte encadrée d’éléphants. Nous arrivons au hall des audiences publiques situé au milieu de la seconde cour. Il contient 2 immenses jarres de 345 kg en argent pouvant contenir 9000 litres. Celles-ci servaient à transporter l’eau du Gange nécessaire aux ablutions du maharaja du l’époque. Il s’agit du record de la plus grande pièce en argent au monde.

Une autre cour présente quatre très belles portes représentant les 4 saisons. C’est un endroit célèbres où l’on tourne souvent des films bollywoodiens.

Nous terminons notre visite avec la salle des audiences privées (le Diwan-I-Am) dans laquelle se trouvent les trônes de la famille.

Nous quittons le City Palace et partons attraper un bus devant le palais des vents pour nous rendre à Amber. A la descente du bus, le tarif demandé semble élevé, ça sent l’arnaque, mais un groupe de touristes paye sans sourciller, et nous n’avons d’autres options que d’en faire autant.

Amber est située à 10 km au nord-est de Jaipur. Amber était la capitale du royaume avant la fondation de Jaipur. Cette petite ville est réputée pour sa forteresse qui renferme un joli palais, l’Amber Palace. La forteresse, perchée sur une falaise, est entourée d’une muraille longue de 9 km courant sur les collines alentours.

Nous pique-niquons dans le jardin au pied des remparts nos parts de pizza achetées la veille. Mauvais choix, la pizza à l’indienne est ultra épicée, et recouverte d’une sorte de mayonnaise bien grasse qui dégouline et tâches nos vêtements.

Nous visitions ensuite le palais. Le clou de la visite est la chambre d’hiver, une pièce décorée avec des incrustations de miroirs aux murs et plafond. Les miroirs permettaient de diffuser la lumières des lampes à huile, et d’en réchauffer l’atmosphère.

Nous sortons du palais par une autre porte pour atteindre le village en contre-bas, situé derrière le palais. Nous y visitons le temple de Shiromani. Il possède un élégant portique d’entrée encadré de 2 éléphants.

Notre journée s’achève avec un beau spectacle son et lumière sur la forteresse d’Amber, qui retrace l’histoire de la ville.

Nous reprenons le bus pour Jaipur, aidé par des jeunes sympas qui nous indiquent où trouver le bus. Le prix du retour est deux fois moins cher, ils nous ont bien arnaqués à l’aller !

Après quelques courses au bazar, un rickshaw vélo nous ramène à l’hôtel, où nous mangeons, car il n’y a pas vraiment d’autres choix dans ce quartier résidentiel.

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