Pushkar et Ajmer, villes sacrées

1er jour, le 16 janvier : Pushkar, ville sacrée hindou

Nous avons finalement choisi de nous poser à Pushkar plutôt qu’à Ajmer car c’est une ville plus au calme et reposante que sa voisine. Haut lieu de pèlerinage, Pushkar est située autour d’un lac aux eaux sacrées, et entourée de colline. C’est la seule ville d’Inde où l’on vénère Brama.

Nous visiterons Ajmer depuis Pushkar le lendemain.

Après notre long périple depuis Jaisalmer, nous arrivons donc à Pushkar vers 12h. Nous visitons plusieurs guesthouses avant de nous décider, car malgré les recommandations des Routard et Lonely Planet, les 2 premières ont des  salles de bain crades et les chambres sont sombres. Nous nous installons finalement à l’hôtel Amar avec vue sur une grande pelouse.

Nous partons nous promener autour du lac où des plans d’eau ont été créés pour les ablutions dans les ghâts. Elles ont lieu généralement le matin. Cette après-midi, quelques pèlerins sont encore là, nous en profitons, le lieu est très agréable et ensoleillé. Nous arpentons les ghâts en chaussettes, les chaussures y sont interdites, slalomant entre les fientes de pigeons. Il y a en effet des milliers de pigeons qui semblent être vénérés car nourris par les pèlerins.

Puis nous visitons le temple à côté de notre hôtel. Nous ne pouvons que contempler l’extérieur, car les non-hindous n’ont pas le droit de pénétrer. Et même si nous avions voulu nous convertir, une pancarte indique que les étrangers ne sont pas autorisés à pénétrer.

Nous terminons notre journée en nous rendant  à un autre temple situé tout en haut d’une colline, le Savitri Temple. Il nous faut gravir péniblement des centaines de marche pendant près de 40 minutes. Nous croisons des perroquets verts et des singes. Le sommet atteint, le temple n’est pas extraordinaire mais il offre une vue magnifique sur la ville, le lac et les alentours.

Nous dinons au Hard Rock Restaurant. Pour changer un peu du riz et de la cuisine épicé, nous choisissons des pâtes, des spaghettis pour Sophie, des lasagnes pour Sylvain, végétariennes bien sûr, pas le choix.

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2ème jour, le 17 janvier: Ajmer, ville sacrée musulmane

Nous nous levons à 8h pour pouvoir assister aux ablutions sur les ghâts du lac. Nous enlevons nos chaussures lors que nous atteignons les marches autour du lac. L’eau semble très froide, surtout que nous sommes habillés en doudoune et que nous avons déjà froid. Cela n’empêche pas les hindous de se tremper dans l’eau.

Nous retournons prendre notre petit déjeuner à l’hôtel, et repartons pour Ajmer.

Ajmer est un haut lieu de l’Islam en Inde. En effet, elle renferme le tombeau d’un saint musulman très vénéré. Cela attire les pèlerins musulmans de tout le pays.

Le mausolée du saint Khaja-ud-din-Chishti, est entouré d’une sorte de « petite cité » musulmane, la dargah.  Un contrôle important est réalisé avant de pouvoir rentrer ce périmètre restreint, composé du tombeau et de mosquées. Il faut enlever ses chaussures, ne pas avoir de sac à dos (mais les indiens avec des sacs sur l’épaule ça passe), pas d’appareil photo. Nous déposons nos affaires à la consigne (payante bien sûr). Il faut aussi se couvrir la tête. Toutes les excuses sont bonnes nous vendre le kit du pèlerin musulman. De façon agressive, les vendeurs nous obligeraient presque à acheter un couvre-chef,  car la casquette à l’envers ne vas pas, sa couleur non plus (blanc obligatoire d’après un marchand, qui vend du blanc, mais aussi d’autres couleurs , !). Au passage, ça serait bien aussi d’acheter des fleurs pour faire des offrandes, etc, etc. Le business religieux tourne à plein régime.

Nous évitons avec talent les arnaques et les arguments bidons (on se fera traiter de « grippy man », radin), et pénétrons enfin dans la dargah, casquette à l’envers pour Sylvain (la visière, c’est interdit !) et écharpe en guise de foulard pour Sophie.

Au centre le mausolée, entouré de plusieurs mosquées et de bassins d’ablution. Des hommes jouent de la musique assis par terre, autour se pressent de nombreuses personnes qui semblent recevoir converger vers un personnage. Nous nous approchons. Au centre de l’attroupement, un imam très certainement, est l’objet de toutes les attentions. La ferveur est impressionnante. Les pèlerins se bousculent pour recevoir sa « bénédiction ». Plusieurs femmes embrassent ses mains, et semblent être dans un état d’extase, à 2 doigts de l’évanouissement. L’homme regarde dans le vague, comme habité.

Nous quittons la dargah et nous dirigeons vers la mosquée Adhaï-din-ka-Jhonpra. C’est une mosquée en ruine, datant du XIIIème siècle, mais dont il reste une très belle salle de prière. Sa façade est très finement sculptée, avec des versets calligraphiés du coran. Derrière, il y a de nombreuses colonnes provenant d’anciens temples hindous situés au même endroit et réemployées.

De retour à Pushkar, nous partons diner dans un hôtel assez chic, le Inn Seventh Heaven, une demeure centenaire. Dès que nous passons la belle porte, un autre univers se présente à nous. Ca change des guesthouses que nous fréquentons depuis le déut du voyage. Il y a un très beau patio avec une fontaine au milieu, et de la végétation courant le long des murs. Nous nous installons dans le restaurant à l’étage.

Assis depuis quelques minutes, il se met à pleuvoir des trombes. Soudain, panne d’électricité, nous nous retrouvons dans le noir. Nous avions commandé des pizzas, le serveur nous annonce qu’ils ne peuvent pas les préparer sans électricité. Il faut choisir un autre plat. Nous étudions le menu pendant quelques longues minutes, à la leur de l’éclairage de secours. Finalement, le courant revient, et l’espoir de manger des pizzas aussi.

Quelques instants plus tard, nous dégustons nos pizzas. La pluie redouble, et sous la coupole en fibre de verre du restaurant, le bruit s’accentue. Le vacarme devient impressionnant, il grêle. Le serveur nous apporte une poignée de grêlons ramassée sur la terrasse. Les pannes d’électricité se succèdent, mais les batteries de secours de l’hôtel assurent un minimum d’éclairage. Finalement, nous nous retrouvons dans le noir complet, les batteries sont déchargées. Toute la ville est dans le noir.

Nous devons pourtant retrouver notre hôtel à 5-10 minutes de marche. Sur le chemin, nous ne voyons pas où nous mettons les pieds, dans des flaques ou bouses de vaches. Une fois à l’hôtel, notre chambre n’a bien sûr pas d’électricité, et nous ne savons pas où sont nos lampes frontales. Nous finirons quand même par trouver nos lits.

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