Transfert vers Ushuaia

Réveil à 7h. Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel. Notre taxi, réservé la veille, arrive à 8h. Nous lui demandons de nous déposer devant l’agence Buses Barria, car il n’y a pas de gare de bus centrale à Punta Arenas. Les bus de chaque compagnie partent devant leur agence respective. Notre taxi nous dépose donc devant une petite agence, et nous précise qu’il vaut mieux attendre sur le trottoir d’en face car c’est là qu’ils chargent les bagages dans le bus. Il y a d’ailleurs un bus stationné devant mais il y est vide. Devant l’agence, sur l’autre trottoir, il y a 4 autres touristes. Nous discutons et ne prêtons pas vraiment attention à l’heure qui tourne. Le bus stationné reste vide, et aucun autre bus n’arrive.

Tout à coup apparaît une des filles d’en face, qui nous demande si nous prenons nous aussi le bus pour Ushuaia. Elles pensent que nous ne sommes pas au bon endroit. Sylvain regarde sa montre, il est 8h30 pile, heure du départ du bus. Quelque chose cloche. Elles sont 2 à voyager, les 2 personnes sont juste venues les accompagner. Leur chauffeur de taxi les a déposé là. Pareil pour nous. Nous vérifions les billets, ce n’est pas la bonne adresse ! Nos taxis respectifs se sont trompés et ne nous ont pas posé où il fallait. Nous courons attraper un autre taxi à l’arrêt au feu un peu plus loin, et lui demandons de nous emmener de toute urgence à l’autre adresse. Pas de place pour 4 avec les bagages, les 2 filles devront se débrouiller pour trouver un autre taxi.

Le temps de charger les bagages, en nous retournant, nous apercevons un bus de la même compagnie, passant au coin de la rue à une centaine de mètres. Ce n’est peut-être pas une coïncidence. Trop tard pour lui courir après, nous sautons à bord du taxi, en espérant pouvoir l’arrêter en route. Les 2 filles partent en courent en espérant pouvoir l’attraper, car il semble s’être arrêté au bout de la rue. Aucune certitude que ce soit le bon bus pourtant. Les premiers arrivés préviendront qu’il y a 2 autres passagers à attendre.

Notre taxi fonce, et nous retrouvons le bus par hasard un peu plus loin mais la rue est en sens unique et le bus nous échappe. Nous avons juste le temps de lire sur le panneau lumineux « Ushuaia ». Notre chauffeur appelle sa centrale de taxi, qui contacte l’agence, mais personne ne répond.

Nous tournons en rond dans le quartier avec notre taxi, en difficulté pour suivre le bus à cause de travaux, et parce que dans les villes coloniales, chaque rue parallèle est à sens unique, dans la direction opposée à la précédente. Un vrai casse tête.

Nous avons chaque fois un temps de retard sur le bus, qui passe au loin. Il se dirige vers la sortie de la ville. Visiblement les autres filles ne l’ont pas eu, car le bus continue sa route, comme si personne ne n’avait prévenu. Nous rattrapons enfin le bus. Notre taxi slalome entre les voitures, tente de dépasser le bus par la droite, et klaxonne lorsque nous arrivons à sa hauteur. Ouf, le bus s’arrête sur le bas-côté.

Nous nous garons devant, et le chauffeur ouvre sa porte. Sylvain explique rapidement que nous avons été déposé au mauvais endroit, et prévient qu’il y a 2 autres filles dans le même cas. Ils nous disent que les filles sont déjà montées. Effectivement, lorsque nous montons dans le bus, elles sont bien là, et n’ont apparemment pas pris la peine de dire quoi que ce soit. Sympa les autres touristes !! Après ceux qui nous ont piqué notre rickshaw en Inde, et ceux qui nous ont volé notre appareil photo au Cambodge, voilà que nous tombons sur des égoïstes au Chili. L’entre-aide n’existe pas, c’est chacun pour soi.

Nous nous installons à nos places et partons finalement pour Ushuaia.

Après 1h15 de route, en pleine Pampa, notre bus se décale sur le bas-côté de la route et s’immobilise, moteur à l’arrêt. Le chauffeur passe parmi les rangées de sièges et annonce qu’une courroie vient de lâcher. Deux options : attendre un autre bus depuis Punta Arenas, ou réparer, mais cela sera long. Quelle poisse aujourd’hui !DSC04721P1310080

Le chauffeur et son collègue (il y a toujours 2 chauffeurs dans les bus) essayent de joindre la compagnie mais le téléphone ne passe pas, nous sommes au milieu de nulle part.

Le second chauffeur arrête une voiture, et part avec afin de trouver un endroit où il y aurait du réseau.

Pendant ce temps, l’autre chauffeur enfile son bleu de travail, sort la caisse à outils et commence à démonter le bus. C’est la courroie de distribution qui a lâché. Le chauffeur désormais mécano en a une de rechange mais il faut démonter pas mal de pièces pour la remplacer.P1310089 Nous patientons, en nous occupant comme nous pouvons, à faire des photos sur cette ligne droite à perte de vue, où peu de véhicules circulent.P1310083_DSC8599

L’autre chauffeur revient et les 2 bricolent comme des fous pour nous permettre de repartir. Au bout d’une bonne heure, alors que nous nous réchauffons à l’intérieur, le moteur démarre ! Notre super chauffeur mécano à réussi l’impensable, et nous fait repartir. Tout le bus applaudit notre sauveur.

Nous reprenons la route à travers la pampa, avec, comme d’habitude, son lot de ñandus, guanacos, et moutons.

À 13h00, nous arrivons au ferry de Bahia Azul, que nous avions pris la veille, pour passer sur l’île de Terre de Feu. Pendant la traversée de 30 min, nous observons des dauphins toninas et des manchots de Magellan en train de nager, plus nombreux que la veille.P1310099P1310100_DSC8624

Arrivés de l’autre côté, en Terre de Feu, nous remontons dans le bus et roulons.P1310103 Le paysage n’est pas très varié : pampa, pampa, pampa.
Parfois, nous apercevons à travers la vitre de petits salar.P1310121

À 16h, nous nous arrêtons dans un parador, un restaurant de routiers, pour manger. C’est le dernier village avant la frontière avec l’Argentine. Il y a une longue file de camions côté argentin qui attendent de rentrer au Chili. P1310112P1310105P1310107P1310109La seule route reliant Ushuaia au reste de l’Argentine passe par le Chili, car le canal de Magellan y est très étroit et donc facile à traverser. Le Chili profite de cette situation et fait lourdement payer l’équivalent de 250 euros aux 400 camions qui chaque jour ravitaillent Ushuaia.

À notre tour de faire tamponner notre passeport pour la dernière fois par le Chili.P1310116P1310118

Nous roulons quelques kilomètres et arrivons au poste frontière côté argentin. Nous donnons nos passeports au chauffeur qui va faire tamponner l’entrée en Argentine à notre place.P1310124

Nous repartons à travers la pampa et nous nous endormons. Nous nous réveillons quelques heures plus tard à une station essence. Il est dejà 19h. Nous pouvons descendre du bus et nous dégourdir un peu les jambes.

Nous repartons et nous endormons à nouveau.

Lorsque nous nous réveillons, le paysage a complètement changé. Nous sommes au milieu d’une forêt avec à l’horizon des montagnes enneigées. Nous longeons un canal, celui de Beagle, qui marque la frontière sud avec l’île Chilienne de Navarino.P1310130

Le soleil ne va pas tarder à se coucher.

Nous arrivons enfin dans la ville d’Ushuaia. La journée a été longue.

Le bus nous dépose à la gare routière (qui ressemble plutôt à un parking). Nous prenons un taxi qui nous emmène à l’hotel « La Maison d’Ushuaia » que nous avions réservé. C’est une maison d’hôtes tenue par des français,extrêmement chère (80 dollars la nuit), mais tous les autres hôtels étaient pleins. C’est le double de ce que payons habituellement.

Nous sommes accueillis par Solange, née à Ushuaia, mais qui parle parfaitement le français. Nous parlons ensemble des excursions que nous voulons faire pendant notre séjour. Très efficace, elle appelle l’agence à 23h et nous réserve le tour que nous voulions faire pour le lendemain. Nous avons rendez vous à 8h35 devant l’hôtel, ils viennent nous chercher.

Nous découvrons notre chambre au sous-sol, pas lumineuse mais qui a été repeinte il n’y a pas longtemps. Cela sent d’ailleurs la peinture. La salle de bain est partagée avec 1 autre chambre.

Nous ressortons dîner. Il est très tard, 23h30 mais nous avons quand même très faim. Nous nous rendons au restaurant 123, recommandé par Solange, qui fait des pâtes et des pizzas. Nous commandons un guiso (ragout) aux lentilles pour Sophie et un guiso à l’agneau pour Sylvain._DSC8651

Nous retrouvons notre chambre et nous nous couchons.

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